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 holy water cannot help you now (phaelios)

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Phaedre Malfoy
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Pseudo : birds in the storm
Crédits : applestorm (avatar)
Messages : 150
Date d'inscription : 13/05/2016
Autre comptes : nope
Age : 27 années passées à honorer d’une famille qu’elle déteste.
Statut du sang : purs depuis la nuit des temps, les Malfoy comptent depuis toujours parmi l’élite sorcière de Grande-Bretagne.
Emploi : son statut de langue-de-plomb au Département des Mystères lui interdit de révéler les secrets de son métier.
Baguette : taillée dans une branche de noisetier, elle contient une plume d’oiseau-tonnerre et mesure 28,7cm.
Ancienne maison : comme beaucoup de membres de sa famille, Phaedre a été élève à Serpentard.

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MessageSujet: holy water cannot help you now (phaelios)   Lun 23 Mai - 17:03

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" i have to burn your kingdom down"
ft. helios

Juin 2076, manoir des Malfoy.

Incendie dans la nuit, cendres brûlantes tourbillonnant dans l’air. La forme flamboyante du manoir se détache dans les ténèbres. Il y a longtemps que les cris se sont tus, et qu’on entend plus que le grondement assourdissant du feu qui brûle. Agenouillées dans la boue, Sagitta et Phaedre pleurent en silence, serrées l’une contre l’autre. Autour d’elles, un groupe de moldus masqués braque des armes sur les deux sorcières et ricane en contemplant l’immense brasier qu’ils ont eux même allumé. Ce même brasier où vient de périr une famille entière de sorciers au sang pur, avec leurs domestiques au sang mêlé. Gardées en guise de relique, de trophée, les deux sœurs ne savent pas encore ce qu’il adviendra d’elles. Avec horreur, Phaedre voit un homme se pencher sur la fillette aveugle et attraper son bras sans ménagement pour la forcer à se relever, l’entraîner plus loin. La jeune fille hurle le nom de sa sœur, se débat de toutes ses forces tandis qu’un autre homme l’immobilise. Des larmes de rage lui brûlent les yeux. Elle est impuissante à sauver sa petite sœur, alors qu’elle est sans doute la dernière personne qu’il lui reste. Les cris de Sage résonnent horriblement aux oreilles de Phaedre, à peine couverts par les rires des moldus qui les ont attaqués. Soudain, l’un des agresseurs de l’aînée s’effondre, hurlant de douleur. Trop occupés, les assaillants de Sagitta ne prêtent pas attention à leur camarade tombé. Autour de Phaedre, certains hommes s’agitent, s’affairent autour de leur compagnon, tandis que les autres tentent de maîtriser la sorcière. Elle hurle toujours, appelant Sagitta, appelant leurs parents. D’un coup, d’autres cris résonnent dans le parc des Malfoy. Des sorciers jaillissent des buissons, s’en prennent aux moldus qui maintiennent Sage au sol. Des coups de feu sont tirés, des cris de douleur fusent de toutes parts. Alors qu’elle s’efforce encore de se libérer, un coup atteint Phaedre à la tempe et elle sombre dans l’inconscience.

Lorsqu’elle ouvre les yeux, elle ne reconnaît rien. Autour d’elle, tout n’est que blancheur éclatante et lumière crue. Les parois d’une cage l’entourent, et ses chevilles sont emprisonnées, prises au piège de menottes accrochées au mur. Au centre de la pièce, une table carrelée supporte des objets étranges, étincelants. Accrochés au mur, de grandes planches d’anatomie dissèquent l’être humain. Des néons à la lumière vacillante éclairent la salle. Un terrible mal de crâne lui vrille la tête, et elle porte une main à sa tempe. Un liquide poisseux a collé ses cheveux entre eux, et elle retire vivement sa main. Elle est couverte d’un sang rouge foncé. Sa vision se brouille, ses oreilles bourdonnent, et elle s’appuie contre le mur derrière elle, les yeux fermés, tachant de maîtriser la panique qui monte en elle. Ramenant ses genoux contre sa poitrine, elle enfouit son visage dans ses bras croisés. Un long moment se passe avant qu’elle n’ose enfin regarder à nouveau autour d’elle. Cette fois, elle n’est plus seule dans la pièce. Un jeune homme est assis sur un tabouret, penché sur une pile de feuilles, la tête dans les mains. Lorsqu’il se redresse, elle étouffe un cri de stupeur. Ces cheveux bruns en pagaille, cette allure dégingandée, elle les connaît bien. « Helios ? » Sa voix est étranglée par la surprise et l’incompréhension. Enfermée derrière les barreaux d’une cage, elle ne peut que contempler le voyant, le regarder tourner la tête vers elle. Il a l’air aussi étonné qu’elle, sinon plus. Etonné, mais aussi effrayé. Il n’a pas l’air de la reconnaître.


memento mori
QUAND JE MARCHE DANS LA VALLÉE DE L'OMBRE DE LA MORT, JE NE CRAINS AUCUN MAL, CAR TU ES AVEC MOI.
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Helios Yaxley
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Age : trente-et-un ans à l’horloge du temps.
Statut du sang : pur, bien que le voyant n'y accorde que peu d'importance.
Emploi : chercheur pour le ministère de la santé magique. il était autrefois guérisseur à sainte mangouste.
Ancienne maison : serdaigle, les érudits.

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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Lun 23 Mai - 19:46



" through all of my lives,
i never thought
i'd wait so long for you."
ft. phaelios
Année 2076. Des corps pendent aux branches des arbres, tandis que d'autres s’entassent sur des bûchers. L’Angleterre sorcière connait une des heures les plus sombres de son histoire. C’est une catastrophe globale que le ministère s’efforce de contrer sans succès apparent. Les baguettes se brisent quelques minutes avant de grands noms du monde magique ne périssent dans les larmes et le sang. Tout se passe dans l’ombre avant que les corps soient révélés dans les médias. Placé au centre de la pièce, un poste de télévision grésille, et peine à afficher les images d’un meurtre commis la veille au sud-est de l’Angleterre. On entend un journaliste de la BBC parler de femmes et d’enfants à qui on a ôté la vie. De supposés sorciers, ose murmurer le moldu avant qu’une main d’homme ne vienne éteindre l’écran. Assis sur un tabouret en aluminium, il se masse les tempes plusieurs fois. On devine quelques vaisseaux éclatés au fond de ses yeux, caché par une mèche de cheveu rebelle. Toujours la même dont il ne parvient pas à se débarrasser. Il vient croiser les doigts sous sa bouche et caresse ses lippes rougies par un sang qui ne lui appartient pas. Il lèche le rebord de sa lèvre inférieure d’un rapide coup de langue et observe ses mains durant quelques secondes. Elles sont prises de spasmes nerveux et incontrôlables. Il s’évertue à respirer et se contente de pousser de petites inspirations hachées par la peur qui grandit en lui et qui foudroie son âme de sa dague brillante. Le professeur McLeód se relève et tire sa chaise jusqu’à son bureau. Il garde un oeil méfiant sur la silhouette qui vient assombrir sa cage. L’individu qui s’y trouve assommée n’est qu’une enfant, il le réalise en parcourant quelques documents imprimés du site internet du gouvernement moldu. Phaedre Malfoy, dix-sept ans, est portée disparue. Elle serait une des dernières survivantes de la dynastie Malfoy, des nobles qui n’ont fait que peu parler d’eux parmi la population anglaise.

Chercheur de l’Agence Spatiale Européenne, Helios McLeód étudie le cosmos depuis près de dix ans. L’astrophysicien est à la recherche du sens de l’univers depuis son enfance. Plus qu’une lubie, il s’agit d’une obsession lancinante et perfide. La tête perdue dans les planètes et astres, il réalisé trop tard que le mystère de l’univers se trouvait peut-être là, juste sous ses yeux. Il sait que si Dieu a été conçu à l’image de l’homme, l’homme en soi n’est que poussière d’étoiles, et reflet ultime du monde dans lequel il s'inscrit. De Einstein à Hawking, les théories se sont développées et suivies. Helios sait que le temps est infini, et que la distance entre la Terre et les autres galaxies ne cesse de grandir, jour après jour, année après année. La révélation de la magie a bouleversé son monde et sa pensée. Mieux encore qu’une rencontre extra-terrestre, il s’apprête à s’adresser à un miracle de la vie à l’écoute du cri de l’adolescente cadenassée. Il reste un instant interdit face à ses grands yeux argentés, et fronce les sourcils dans l’espoir de dissimuler la terreur qui ne l’a pas quitté. Il ignore tout d’elle, et pourtant il a l'étrange impression de la connaître. La blonde semble tout droit d’une vie antérieure.

Il sursaute en réalisant que la jeune fille connait déjà son prénom, et recule d’un pas. Il s’efforce de rester immobile et se répète qu’après tout, il est pas enchaîné… Contrairement à elle. « Je te connais ? » Demande-t-il de son accent terriblement écossais. Sa voix tremble quand il ose enfin poser son regard sur elle. Il réajuste ses lunettes et s’agenouille auprès des barreaux qui les sépare. Il pince ses lèvres en voyant qu’elle se méfie de lui, et hésite à poursuivre durant quelques secondes qui lui semblent interminables. « Je ne te ferai aucun mal. Cette cage est là pour éviter que tu ne t’en prennes pas à moi. » Il entend des pas à l’extérieur de son laboratoire et chuchote : « Je te laisse sortir si tu promets de rester calme. Je te déconseille de sortir de cette pièce sans que je puisse masquer ton visage. » Helios se relève et ferme la porte à double-tour. Il retire son sa veste blanche tâchée de carmin. Il espère seulement la petite chose qui se tient face à lui est dépourvue de magie. L’hystérie collective le dépasse le professeur qui déverrouille lentement la prison de fer de sa proie. Elle ignore encore qu’il l’a accueilli aux locaux d’ESA pour lui apporter sa protection. La porte grince et s’ouvre lentement. Il s’éloigne finalement pour lui chercher un verre d’eau et une barre de shortbread qu’il garde toujours dans ses tiroirs. « Je suis désolé. Pour ta famille. » Il s’adosse contre le mur et làve une main vers sa baguette brisée. « Est-ce vrai ? Ce qu'on raconte à leur propos. »


Dernière édition par Helios Yaxley le Mar 24 Mai - 19:04, édité 1 fois
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Phaedre Malfoy
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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Mar 24 Mai - 18:28



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Les souvenirs s’emmêlent, s’entrechoquent dans son esprit. Elle revoit sa mère, entre les mains de ces moldus, ses vêtements déchirés, ses cheveux blonds couverts de sang, son visage déjà tuméfié. Elle revoit son père, fou de rage et de chagrin, fermement maintenu au sol par un groupe d’hommes, arme au poing. Derrière eux, son frère ne bouge plus depuis un long moment, et elle-même n’est pas sûre d’être encore vivante. Son corps tout entier n’est que souffrance, alors que les hématomes éclosent sous sa peau, fleurs bleutées sur sa pâleur immaculée. Les larmes inondent ses joues, alors qu’elle pense à Sagitta. Les corps de ses parents et de son frère ont été déposés dans le manoir avant qu’on y mette le feu, et ce, alors qu’ils étaient peut-être encore vivants. Pour eux, elle n’a que très peu d’espoirs, ils sont certainement morts à l’heure qu’il est, brûlés vifs avec leurs domestiques. Mais Sage… La sorcière ignore totalement ce qui a pu arriver à sa cadette après qu’on l’eue assommée. Elle a cru voir fuser quelques sortilèges lorsque le groupe de moldus a été attaqué, mais elle n’est sûre de rien. Peut-être s’agissait-il des coups de feu tirés par les armes des sans-pouvoirs. Le coup qu’on lui a porté et qui l’a plongée dans l’inconscience semble également avoir emporté avec lui quelques bribes de souvenirs. Elle est incapable de se rappeler des tout derniers instants avant sa chute. En revanche, les scènes d’horreur des derniers mois, elles, sont toujours bien présentes. Depuis les récents événements, les mondes sorciers et moldus ne cessent de s’affronter, conduisant la plupart du temps à des bains de sang des deux côtés. De nombreuses familles sang-pures ont déjà été largement décimées, leurs rangs à néant, leur nom, réduit en cendres. Jusqu’à ce qu’elle retrouve Sagitta, la jeune fille est la dernière survivante d’une famille millénaire, autrefois pourvoyeuse de souverains pour le trône de l’Angleterre sorcière. Après elle, le nom des Malfoy s’éteindra, perdu à jamais dans les limbes du temps. Fière de son héritage, la sorcière refuse cette finalité funèbre. Elle vengera ses parents, son frère. Et elle retrouvera Sagitta.

Pour l’heure, elle est enfermée, enchaînée, blessée. Son étrange environnement la déstabilise. Aucun son, seulement la lumière crue des néons. Elle a beau fermer les yeux et s’imaginer ailleurs, de retour chez elle, rien n’y fait. Le transplanage ne compte pas encore au nombre de ses dons, trop jeune encore pour avoir appris la technique. Elle est donc condamnée à rester prisonnière de sa cage, trop basse pour qu’elle puisse s’y tenir debout. La sorcière doute même qu’elle ait été conçue pour contenir des êtres humains. Assise, tête baissée, elle somnole et ne remarque pas l’arrivée du moldu, ni l’étonnante boîte qu’il semble regarder avec fascination. Lorsqu’elle redresse la tête et s’aperçoit de sa présence, une image surgie d’elle ne sait où s’impose à son esprit. Celle d’un homme similaire, de ses paroles douces, d’une main caressant tendrement sa joue. Par flash, des instants lui reviennent. Des souvenirs ? Elle n’en sait rien. Elle se voit, enlacée par ses bras fins. A ses côtés alors qu’il s’effondre, tremblant et criant son nom. Allongés l’un à côté de l’autre dans un lit, leurs mains ridées nouées ensemble, tandis que le souffle de l’homme meurt lentement dans sa poitrine. Ces images font louper un battement à son cœur. Elle ne sait comment, elle ne sait pas pourquoi, mais elle connaît le moldu. Le prénom jaillit de ses lèvres sans qu’elle puisse le retenir, attirant sur elle l’attention du brun. La stupeur et la frayeur qui se lit sur son visage quand il tourne la tête vers elle lui font mal au cœur. Même si elle ignore qui est cet homme, quelque chose en elle l’a connu, reconnu. Qu’il ne se souvienne pas d’elle la blesse, sans savoir pourquoi. Son accent, si contrasté avec celui de ses souvenirs, achève de la convaincre que dans cette vie ou dans une autre, elle n’a jamais rencontré l’homme qui se tient devant elle. Murée dans un silence méfiant, elle garde ses yeux azur fixés sur lui, le suivant du regard tandis qu’il s’approche de la cage. Malgré un ton qu’il veut peut-être rassurant, Phaedre refuse de croire ses affirmations. Elle n’est pas stupide. Au cours des derniers mois, la Gazette a souvent rapporté le cas de sorciers échappés d’endroits tels que celui-ci, où ils auraient été torturés. Les moldus auraient également pratiqué sur eux toutes sortes d’expériences destinées à tester leur magie. La jeune fille n’en doute pas, l’homme qui lui fait face cherche seulement à endormir sa vigilance pour s’adonner ensuite à des expérimentations similaires.

Sur ses gardes, elle l’observe se redresser et aller verrouiller la porte. Le cliquètement sec de la serrure lui glace le sang. Elle est maintenant totalement prise au piège, car même si elle crie, personne ne viendra à son secours. Elle est seule, entre les mains d’un homme dont elle garde un souvenir lointain, mais qu’elle n’a jamais rencontré. Effrayante perspective. Lorsque le moldu revient s’agenouiller devant elle pour ouvrir la cage, elle se recule aussi loin qu’elle le peut, faisant grincer ses chaînes de métal. Cela n’empêche pas Helios de l’atteindre et de la libérer. Sur la défensive, la sorcière attend patiemment qu’il recule et s’écarte pour sortir prudemment. Se redressant de toute sa hauteur, la blonde toise le moldu impudent qui a osé l’enfermer dans une cage, comme un vulgaire rat de laboratoire. Ses vêtements sont déchirés, une partie de son visage est rougie par le sang. Son corps est constellé de galaxies bleutées, violettes, noires, vestiges des coups reçus alors qu'elle se débattait, mais elle reste fière. C’est là tout ce qu’il lui reste, après le massacre de sa famille. Grave, elle accepte sans un mot le biscuit et le verre d’eau qu’il lui tend, mais n’y touche pas. Toujours cet orgueil insolent. De la même manière, elle ne répond rien lorsqu’il lui présente ses condoléances. Elle n’a que faire de ses regrets. Debout devant sa cage, immobile, le biscuit et le verre à la main, elle le fixe de ses yeux bleus perçants, espérant le mettre mal à l’aise. A sa question, elle prend un instant pour décider de ce qu’elle va répondre. Il a visiblement peur d’elle, sans doute effrayé par ce qu’il a pu entendre sur ses semblables. Des sorciers impitoyables, voués à faire le mal, à anéantir l’espèce humaine. Ils ne sont rien de tout cela, et pourtant, dans l’imaginaire collectif moldu, c’est ainsi qu’on les voit. Jetant un coup d'oeil à sa baguette détruite, elle se détourne rapidement pour masquer son trouble. Elle l'a accompagnée chaque jour de sa vie depuis bientôt sept ans, et sa perte lui noue la gorge. Objet de toutes les interrogations et suppositions, les baguettes magiques ont de quoi intriguer, pour les non-initiés. Sans elles, les sorciers sont-ils encore capables d’exercer la magie ? La jeune fille choisi de mentir. « Qu’il n’y a qu’à travers elles que nous pouvons pratiquer la magie ? Non. C’est faux. Elles ne sont qu’un vulgaire tour de passe-passe. Nous n’en avons pas besoin. » Elle sait bien qu'en mentant ainsi, elle prend un risque. Le moldu serait capable de lui demander la preuve de ce qu'elle avance, malgré sa peur, et alors, tout s'effondrerait. « Si vous respectez votre promesse, je jure de ne pas faire usage de la magie. » Elle n'a plus qu'à espérer que la supercherie ne sera pas dévoilée.


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Helios Yaxley
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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Mar 24 Mai - 21:45



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Le moldu ne reconnait plus le monde qui l’a vu naître. Il lance un regard dans le néant avant d’enfouir son visage entre ses mains. Elles sont recouvertes d'un sang et d’une réalité qu’il refuse d'accepter. Helios peine encore à croire ce qui se dit dans les médias. Ce qu’il n’a vu pour l’instant qu’à travers son écran de télévision, et qui le laisse à la fois rêveur et sceptique. C’est un scientifique, le concept de manifestations surnaturelles dépasse son entendement, le dépasse. Il le met mal à l’aise au même titre qu'il éveille en lui une curiosité dévorante. Ses yeux sont restés rivés durant plusieurs heures sur la jeune fille récupérée un peu plus tôt des griffes des chasseurs de sorcières. Un terme qu’il pensait figé en 1692 et qui le déstabilise grandement. L’idée qu’Hawthorne ait pu dire vrai au cours de ses nouvelles le rogne de l’intérieur. Il relit cent fois le rapport sur la famille Malfoy en se ronge les ongles jusqu’au sang. Le savoir religieusement accumulé depuis son enfance s’est vu balayé comme un château de cartes par ce qu’il prend encore pour de l’hystérie collective. Il ferme les yeux, et prie Schrödinger pour que ses préoccupations se résument à nouveau à la localisation des ondes gravitationnelles et aux préparatifs déjà rocambolesques de la mission Orion. Et dire que la théorie prouvée du big bang suffit à le tenir éveillé la nuit, l’astrophysicien n'est pas au bout de ses peines. La voix brisée de Phaedre l’extrait de sa rêverie. Elle lui rappelle que l’exploration terrestre est peut-être tout aussi prometteuse que celle du cosmos qui les entoure. Lentement, il approche de la cage qui l’entoure. Ils échangent quelques mots tantôt hasardeux tantôt méfiants. Il a l’étrange sensation de la connaitre, de partager avec elle une certaine intimité qu’il ne s’explique pas. Il la libère de ses chaînes et écoute patiemment ses propos. Le professeur lance un sourire à la petite ingénue. Elle lui semble sur la défensive. Lui-même se montrerait méfiant après qu’on ait massacré l’intégralité de sa famille, ou presque. « Il est vrai que tu n’as pas eu besoin de ce bout de bois pour deviner mon prénom. » dit-il. L’homme se lève pour lui chercher de quoi se nourrir, et constate la réticence de Phaedre à toucher à ses vulgaires biscuits. Il la toise silencieusement du regard. Il y a quelque chose de naturellement insoumis dans sa posture. Il a lu que sa famille possédait une richesse astronomique. Près d’elle, le doctorant est un simple roturier. Il boit une gorgée de son eau et croque dans le biscuit pour lui prouver qu’il ne les a pas empoisonnés. La pauvre doit être affamée. « Je vais te sortir d’ici, il me faut juste un peu de temps. » chuchote-t-il. L'écossais lève la tête en direction de la porte tandis qu’une ombre passe. « Phaedre, c’est bien ton prénom ? J’aimerais que tu en fasses usage, bien au contraire. Montre-moi de quoi tu es capable. » Sa phrase est formulée comme un défi, pourtant sa voix reste modulée. Rien en lui n’est insultant ou n’inspire le mépris. Il a pitié de cette petite chose abandonnée au milieu de son laboratoire. Cherchant à la rassurer, il lève la main vers la carte du ciel accrochée au-dessus de son bureau. « Voilà la magie que je connais. Je pensais que l’astronomie était de loin le sujet le plus passionnant au monde. De toute évidence, je me suis trompé. »

Il s’apprête à poursuivre son discours au moment où la poignée de porte tourne furieusement dans le vide. Brusquement, il saisit les bras maigres de la sorcière et les menotte aux barreaux de la cage. Armé de son trousseau de clé, il se dirige vers la porte. Il fait signe à la blonde de garder le silence tandis qu’il dévoile enfin le visage du moldu qui se tient à l’extérieur. L’air furieux, l’énergumaine semble beaucoup moins commode que lui. « T'en as mis du temps ! » « C'était verrouillé pour éviter qu’elle ne s’échappe. » murmure-t-il en parlant de Phaedre. L’homme de la cinquantaine fait quelques par vers elle, tandis que les yeux de Helios s’écarquillent de peur. « Il est tard, gamin. Je rentre chez moi. » Il dévisage l’enfant et le laisse interdit. « Tommy a ordonné qu’on se débarrasse d’elle, elle est trop jeune. Elle ne nous est d’aucune utilité. » Il se retourne au moment où Helios range la main qui lui couvrait sa bouche derrière son dos. Le moldu lui frappe l’épaule à lui casser les os. Il affiche un sourire carnassier et clôture : « Occupe-toi de brûler son corps. T’es un type intelligent, tu sais comment faire. » Il pose son regard vert bouteille sur lui. Conscient de son air inquiet, McLeód s’empresse d’afficher un sourire. « J’ai vu faire Fiona oui, la fille du patron. » Il suit le vieil homme des yeux jusqu’à ce qu’il s’éloigne. Au moment où il entend le portail claquer, ses lèvres pincées se détendent et laissent place aux larmes qui jaillissent subitement de ses yeux. Il referme la porte et délivre à nouveau sa prisonnière. Cette fois, il plante son regard émeraude droit dans le sien. L’hésitation n’est plus au rendez-vous « Il faut qu’on sorte d’ici, mais pour cela il faut que tu me fasses confiance. » Il allume à nouveau l’écran tv et rassemble rapidement ses affaires. Le même journaliste de la BBC poursuit son appel à témoin. « Si tu vas à l’extérieur l’Angleterre toute entière te reconnaitra. Et même si je parviens à te conduire jusqu’à chez moi, tu ne pourras pas en sortir sans courir un grand danger. » Il lui tend un masque et essuie les larmes sur ses joues. La soirée d’Halloween tombe à point nommé. Il continue d’expliquer son point de vue : « Mis à part ton père et ta mère, connais-tu qui que ce soit qui puisse assurer ta sécurité à l’heure qu’il est ? Une personne qui puisse prendre soin de toi. » Il lui tend sa baguette brisée. « Je devrais t’emmener à l’étranger, c’est ta meilleure option. » La préoccupation se lit sur son visage. Il place un manteau sur ses épaules frêles et commence à saigner du nez. Une habitude chez lui lorsqu’il est pris d'une émotion forte. « Je ne sais pas s’il s’agit de ta m-magie. » L’aveu est difficile. « Mais j’ai l’impression lancinante de t'avoir déjà vu quelque part. »
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Phaedre Malfoy
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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Mer 25 Mai - 20:41



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Avant la fin du monde, Phaedre croyait que les sorciers, communauté millénaire, perdureraient encore longtemps. Des années, des siècles. Assez longtemps en tout cas pour qu’elle-même ne voit pas l’extension de ses semblables. Mais le destin en avait décidé autrement, et les rangs des sorciers étaient à présent décimés. S’il existait quelques lieux demeurés secrets, cachés aux yeux des moldus, ils ne devaient pas compter plus d’une centaine d’individus chacun, des personnes sans doute trop effrayées pour oser sortir, pour pratiquer leur art. Traqués, pourchassés, massacrés, les sorciers ne tarderont pas à disparaître, et l’antique magie sera perdue, oubliée. Phaedre refuse de laisser cette horreur arriver. En tant qu’héritière des Malfoy, elle est la garante d’une tradition ancienne, qu’elle s’efforcera de perpétuer. Elle doit se montrer digne, ne pas céder devant l’ennemi, ou l’ont croira les sorciers plus faibles qu’ils ne le sont. Pour elle, pour tous les autres, elle ne peut pas se permettre de ployer devant cet homme, peu importe le pouvoir dont il dispose la concernant. Elle devine qu’il tient son existence entre ses mains, qu’il a droit de vie ou de mort sur elle. Et privée de sa baguette, elle n’est rien. Incapable de magie, incapable de transplaner et de s’échapper du laboratoire. Cette perspective l’effraie plus qu’elle ne veut bien l’admettre, et le laisser paraître. En aucun cas la sorcière n’offrira au moldu la satisfaction de la voir abdiquer face à lui. Debout, hors de sa cage, elle se tient droite, ignorant avec superbe sa tenue, son apparence. Dédaignant l’offrande d’Helios, elle se contente de répondre à sa question par un mensonge. A sa réplique, elle ne peut s’empêcher de lui renvoyer un regard noir. Comment ose-t-il lui demander cela, alors même que de nombreux sorciers ont été torturés et massacrés pour avoir pratiqué la magie ? Cette fois, elle reste obstinément silencieuse, détournant les yeux lorsqu’il lui montre une carte du ciel. Néanmoins, sa curiosité est piquée quand il évoque l’astronomie. Cette matière a toujours été sa préférée à Poudlard, fascinée qu’elle était par l’étude des planètes. Ainsi, contre toute attente, on peut trouver des points communs entre les sorciers et les moldus.

Un bruit fait alors sursauter Phaedre et Helios. Elle jette un coup d’œil à la porte, mais avant qu’elle puisse dire quoi que ce soit, le jeune homme se précipite sur elle et l’enchaîne à nouveau à la cage. Elle gémit sous le choc et la surprise, mais se plie à la consigne du moldu qui lui fait signe de se taire. Nerveuse, elle observe l’échange entre les deux hommes. Le regard gourmand que lui lance parfois l’aîné la fait frémir, la dégoûte, et elle ne fait pas un seul effort pour le cacher. Elle ne peut s’empêcher de regarder Helios d’un air inquiet lorsque son supérieur évoque sa mort prochaine. Il a promis de ne lui faire aucun mal, mais il semble maintenant prêt à renier sa promesse sur un simple ordre. La jeune fille le fusille du regard tandis que le vieil homme quitte le laboratoire. Elle n’attend pas qu’il referme la porte. « Vous avez dit que je n’avais rien à craindre, que vous me feriez sortir d’ici ! » siffle-t-elle, acerbe. Il vient à nouveau la libérer, et elle ne peut que voir l’eau sur ses joues. Elle n’éprouve aucune compassion pour lui, reste insensible devant ses larmes, alors qu’il la regarde droit dans les yeux. Belles paroles que les siennes. Comment savoir s’il ne lui ment pas, malgré ses affirmations ? Il semble cependant qu’elle n’ait pas le choix. Choquée, elle le regarde allumer une étrange boîte noire où son visage et son nom apparaissent, commentés par un autre moldu. Sur l’écran, ses cheveux blonds apparaissent presque blancs, identifiables entre mille. Helios a raison, elle ne pourra pas mettre un pied dehors sans être immédiatement reconnue, et tuée. Interdite, elle accepte machinalement le masque grotesque qu’il lui tend. Elle répond de même à sa question. « Je… Je ne sais pas. Peut-être des cousins, en France. Je ne les connais pas. » Sa soudaine solitude la frappe, alors qu’il place entre ses mains sa baguette. Il a raison, encore une fois. Si elle n’a plus ni père, ni mère, alors il n’y a personne pour assurer sa protection. Elle acquiesce silencieusement, tête baissée, tandis qu’il pose sur ses épaules un manteau.  

La confession d’Helios la surprend plus qu’autre chose, et elle  relève les yeux sur lui, pour découvrir son visage en sang. Sans un mot, elle lève une main ,qu’elle pose délicatement sur la joue du jeune homme. Elle pointe sa baguette sur le nez d’Helios, priant Merlin pour que son sort n’empire pas l’hémorragie. « Episkey. » A son grand soulagement, l’écoulement semble s’arrêter, et elle déchire un bout de ses loques pour essuyer le sang. Seulement alors, elle prend la peine de répondre au scientifique. « Moi aussi, j’ai la sensation de déjà vous connaître. Je n’ai pas usé de magie pour deviner votre prénom, c’est impossible. » Un moment de flottement passe entre eux, où chacun prend conscience de l’importance des mots de la jeune fille. Le silence entre eux est rompu par le bruit d’une porte qui claque, et  un salut adressé au moldu par une voix invisible. Gênée, détournant le regard, la sorcière l’écoute répondre à son collègue et attendre patiemment que celui-ci quitte à son tour le bâtiment. Enfin, Helios lui indique de le suivre et elle s’exécute, resserrant autour d’elle les pans de son manteau.


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Helios Yaxley
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Age : trente-et-un ans à l’horloge du temps.
Statut du sang : pur, bien que le voyant n'y accorde que peu d'importance.
Emploi : chercheur pour le ministère de la santé magique. il était autrefois guérisseur à sainte mangouste.
Ancienne maison : serdaigle, les érudits.

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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Mer 25 Mai - 22:50



" through all of my lives,
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La fin d’un monde s’annonce à coups de bûchers et de pendaisons. Celle du monde magique dont, il y a encore quelques mois, le scientifique ignorait tout. Le mensonge qui berçait son existence s’est évanouie au prix de sang et de larmes. De toute part au Royaume-Unis, la terreur domine, suivie de près par une douleur indescriptible, provoquée par la décimation brutale de familles entières. Des familles telles que les Malfoy, dont la dernière survivante se tient face à lui, fière et invaincue. Helios baisse les yeux se croirait quatre-cent ans en arrière, au fin fond du Massachusetts, dans un roman de Nathaniel Hawthorne ou encore une pièce d’Arthur Miller. Il a vu le père de Phaedre implorer la pitié du groupe de moldus hystériques dans lequel il s’est retrouvé par défaut. Il a vu ses larmes quelques instants avant son exécution, faite juste sous les yeux de son épouse et de ses filles. Un souvenir qui restera à jamais gravé dans la mémoire de la jeune fille qu’il s’efforce de protéger comme il le peut. La sorcière se méfie de lui et elle quelque part a raison, le moldu a très mal choisi ses fréquentations. Ce qui était au départ de la curiosité pure a rapidement déraillé, et le voilà avec une adolescente en cage. S’il conçoit la condamnation de la science expliquée par le père Rappaccini, les temps ont bien changé depuis. L’idée de jouer au docteur Frankenstein avec la proie des chasseurs ne l’excite pas plus que la perspective d’avoir son sang sur les mains. L’arrivée et le départ de cet empoté d’Errol suffit à le décider à prendre la fuite avec la demoiselle. Elle lui lance pourtant un regard accusateur qui le met nez à nez avec sa propre culpabilité. Il regrette ses choix, tout comme il regrette la disparition cruelle des siens. Elle est victime d’une farce qu’elle n’a pas cherché. « Tu n’as rien à craindre de moi. Je te l’ai dit, pour sortir tu dois suivre mes directives. » Il éteint le poste de télévision et rassemble ses affaires tout en écoutant attentivement les paroles de sa jeune vis-à-vis. Il s’arrête subitement et la regarde droit dans les yeux. Ses iris émeraude sont pleines de compassion et de colère. Pour une raison qui lui échappe il peine à contenir son émotion. Sans lui, elle est très certainement seule au monde. Il réalise la responsabilité qui pèse sur ses épaules. « …Peut-être ? » Sa préoccupation se lit sur son visage. « Je peux te conduire jusqu’à ma famille. Ils n’ont rien de princier, mais ils prendront soin de toi jusqu’à ce que toute cette hystérie s'arrête. » Il jette un regard à la fenêtre. Des éclairs traversent le ciel et viennent mourir tout près du laboratoire. Il espère silencieusement que la chasse soit de courte durée. Mais voilà qu’il commence à saigner du nez. Il observe Phaedre pointer sa baguette brisée sur lui avec un semblant d’appréhension quand, tout à coup, le saignement prend fin. Le scientifique peine à cacher sa stupéfaction face à son tour de passe-passe. « C-comment… C’est époustouflant. » Un sourire empli d’admiration s’esquisse sur ses lèvres. « Episkey ? Tu es incroyable, Phaedre. Ta magie pourrait sauver tellement de vies, si seulement… » Il est sur le point de poursuivre sa phrase mais s’arrête en jetant un l’oeil à l’horloge. L’heure n’est pas à la discussion. Il réajuste le manteau sur ses épaules et baisse délicatement le masque sur son visage si étrangement familier. Il attrape son sac dans lequel il glisse discrètement un révolver, et l’entraine avec lui à l’extérieur, vérifiant de temps à autres qu’ils ne soient pas suivis. Helios l’entraine jusqu’à sa voiture, et lui fait signe d’entrer tandis qu’il va déposer ses affaires dans le coffre. Il revient et s’aperçoit de la surprise de sa nouvelle amie. Il réajuste ses lunettes et laisse échapper un rire amusé. Forcément, là d’où elle vient l’automobile n’existe pas. « C’est ma voiture, c’est avec elle que je me déplace, que je fais de longues distances. » Il lui ouvre galamment la porte et l’invite à s’y asseoir tandis qu’il prend place sur le siège du conducteur. Rapidement installés, il allume la radio et leur trajet commence. Il lui fait signe de choisir la station. Elle se retrouve face à une infinité de boutons étranges. Dans l'auto se trouve se trouve une miniature du système solaire pendue à son miroir, et une pile de papiers avec des équations interminables. « Quel genre de musique te plaît ? Ma petite-soeur aime le métal. » Dans la nuit noire, ils se rapprochent de son appartement. « Parle-moi un peu de toi, Phaedre. Où as-tu appris à utiliser la magie ? » Peu à peu, le sujet devient un peu moins difficile à aborder pour l’homme de science. « Est-ce que tu es allée à une école ? » Il la taquine sans savoir l’ampleur du monde auquel elle appartient. Il ne connait encore que le sien. « Tu es la première sorcière que je rencontre. Je peux te présenter mon monde, et toi le tien ? » Il fait attention à la route tout en s’assurant que la température du véhicule est assez élevée pour son invitée masquée. « Des flash me viennent… Je te vois sur un trône. » il rit à nouveau. Les bribes de souvenirs qui le prennent n’ont pour lui aucun sens. Il fouille dans sa boîte à gants et en sort quelques sucreries moldues qu'il lui tend. « C'est tout ce que j'ai. On commandera une pizza en arrivant. »
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Phaedre Malfoy
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Age : 27 années passées à honorer d’une famille qu’elle déteste.
Statut du sang : purs depuis la nuit des temps, les Malfoy comptent depuis toujours parmi l’élite sorcière de Grande-Bretagne.
Emploi : son statut de langue-de-plomb au Département des Mystères lui interdit de révéler les secrets de son métier.
Baguette : taillée dans une branche de noisetier, elle contient une plume d’oiseau-tonnerre et mesure 28,7cm.
Ancienne maison : comme beaucoup de membres de sa famille, Phaedre a été élève à Serpentard.

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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Ven 27 Mai - 2:49



" i have to burn your kingdom down"
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Debout au milieu des décombres de sa vie, Phaedre contemple les restes fumants d’un monde étincelant. Il y a encore quelques mois, du haut de leur piédestal, les Malfoy régnaient en maître sur l’Angleterre sorcière. Ils étaient partout, au Ministère, à Poudlard. On traitait la jeune fille avec les égards dû à sn rang. Ses camarades se pressaient autour d’elle pour gagner son amitié, et elle pouvait les rejeter ou les accepter selon son gré. Cette petite cour, semblable à celle d’une reine, lui plaisait. Elle aimait le pouvoir, l’emprise qu’elle avait sur ses suivantes. D’un mot, elle pouvait balayer une amitié, gagner le cœur d’un homme, et tout cela parce qu’elle portait l’illustre nom des Malfoy. Aujourd’hui, il ne reste rien de tout cela, rien que des ruines et des cendres. Et, frissonnante dans ses vêtements déchirés, c’est elle qui est à la merci d’un tyran. L’envahisseur moldu, comme on le murmurait avec mépris à la table de son père. Les sang-purs pensaient, avec l’arrogance qui leur était propre, que les sans-pouvoirs reconnaîtraient leur valeur, ne s’en prendraient qu’aux sang-mêlés et nés-moldus. Ils pensaient qu’ils pourraient mettre à leur botte ce peuple dénué de magie, d’intelligence. Mais les moldus n’avaient fait aucune distinction. Choisissant indifféremment leurs proies, ils avaient massacrés, pillés, torturés, violés. Sa propre famille n’avait pas été épargnée, et elle avait assisté, impuissante, à la boucherie. Les cris de sa mère, les larmes de son père. Le corps inerte de son frère. Sagitta, entre les mains de ces barbares, alors qu’ils exposaient son corps pâle et juvénile à la Lune, riant et s’amusant avec elle. Ces images ne cessent de défiler devant ses yeux, alors que le vieux moldu ordonne à Helios de se débarrasser d’elle. Inutile. Trop jeune. En deux phrases, elle est cataloguée. En un mot, elle est déjà morte, dans l’esprit de l’homme qui la condamne sans état d’âme. Cette nuit, bien au chaud dans son lit, il pensera sûrement avoir accompli son devoir. Il pensera avoir rendu service à ses semblables, en éliminant la vermine sorcière qui souille son petit monde bien rangé, où la magie n’existe pas. Alors qu’il s’éloigne, la jeune fille s’indigne contre celui qui lui avait promis sa protection. Mensonge, manipulation. Il ne peut rien pour elle, mais lui a tout de même fait croire le contraire, pour s’assurer de sa docilité. Avec amertume, elle comprend que le maigre sursis dont elle a bénéficié en atterrissant ici ne lui a servi à rien. Ce soir, Phaedre Malfoy sera morte, et il n’y aura personne pour pleurer sa disparition. Ce soir, elle sera seule.

Mais Helios semble en avoir décidé autrement. Il n’allumera pas de bûcher pour elle. Pas aujourd’hui. Elle le regarde s’activer, réitérer sa promesse de la protéger, s’interroger à voix haute. La sorcière reste immobile, contemplant avec une infime étincelle d’amusement ce garçon qui se démène pour lui sauver la vie. A sa façon d’être, elle devine le solitaire. L’enfant intelligent, trop pour son âge, méprisé par les autres gamins qui refusent de jouer avec lui. L’adolescent en marge, obsédé, fasciné par l’univers qui l’entoure. Le jeune homme catapulté au milieu d’adultes, avec qui il n’a aucun contact, sinon professionnel. Au fond de lui, Helios doit conserver bien précieusement le petit garçon qu’il était, et qui nage aujourd’hui dans des habits trop grands pour lui. Un costume d’homme qui ne lui sied guère, mais qu’il doit assumer s’il veut vivre de sa passion. Son ébahissement face au sortilège qu’elle lui lance pour stopper le saignement de son nez allume une lueur de gaieté dans le regard de Phaedre. Ainsi, les moldus sont aussi capables de s’émerveiller devant la magie dont les sorciers sont capables. Néanmoins, il s’interrompt brusquement et fait glisser sur son visage le masque qu’il lui a tendu quelques instants plus tôt. Sans un mot, il attrape sa main et l’entraîne dans une succession de couloirs. Parvenus dehors, les éclairs qui zèbrent le ciel la font sursauter à plusieurs reprises, et elle se rapproche d’Helios. Le tonnerre lui rappelle part trop les coups de feu qui ont mis fin à la vie de ses proches. Le soulagement la gagne lorsqu’ils atteignent une forme sombre, qu’elle reconnaît vite comme étant une voiture. Les plus hauts placés au Ministère en bénéficient, mais son père, très conservateur, ne s’est jamais résolu à adopter ce mode de transport. Aussi est-elle désemparée quand le scientifique l’abandonne à côté du véhicule. Le rire qui échappe au jeune homme la vexe un instant et elle lui jette un regard noir, tandis qu’il vient lui ouvrir la portière. « Je sais ce qu’est une voiture. » Sa contrariété ne dure pas cependant, car l’air ravi d’Helios la surprend. Il semble amusé de lui faire découvrir quelque chose que, selon lui, elle ne doit pas connaître, et le sourire qui étire ses lèvres lui rend enfin son âge. Il ne ressemble plus à l’adolescent vieilli prématurément qu’il était dans son laboratoire, sous la lumière blafarde des néons. S’installant dans la voiture, elle ne peut s’empêcher de promener son regard partout, tandis qu’Helios vient prendre place sur le siège conducteur. Il appuie sur un bouton, et la musique envahie l’habitacle. Un air de vieux rock qu’elle a déjà entendu dans la salle commune de sa maison, alors qu’un élève né-moldu faisait grincer un tourne-disque des années 1990. « Ça, ça me plaît. » Pour l’instant, il s’agit surtout d’éviter de manipuler l’appareil dont sort la musique. La radio, les sorciers en sont équipés. Mais comme beaucoup de choses, il s’agit surtout de vieux objets moldus, datant parfois de plusieurs décennies, qui ont été enchantés et adaptés au goût sorcier. Une nouvelle fois, elle s’emmitoufle dans le manteau d’Helios pour masquer son trouble. Face à ce monde, elle est totalement déconcertée. Les interrogations du jeune homme la mettent tout aussi mal à l’aise. « Il n’y a pas grand-chose à dire. J’ai étudié à Poudlard, comme tous les autres. C’est une école, en Ecosse. » Phaedre reste un peu méfiante. Même s’il a réussi à la dérider une fois, et qu’il semble déterminé à lui venir en aide, elle ne doit pas totalement s’en remettre à lui, ni trop lui en dire. Son ton enthousiaste la rend nerveuse. Comment peut-il paraître si désinvolte en parlant du monde magique, alors que les siens ont contribué à le détruire. « Pour ce qu’il en reste… Il n’y aura bientôt plus rien à présenter. » murmure-t-elle, plus pour elle-même que pour Helios. Cette fois encore, son ton est acerbe, amer.

Etonnée, elle tourne la tête vers lui lorsqu’il fait allusion aux flashs, au trône. « Ma famille est ce qui se rapproche le plus d’une famille royale, chez les sorciers. » Elle lâche l’information sans y réfléchir, tant l’évidence de ce simple fait est habituelle pour elle. C’est ainsi, depuis de longues années maintenant. En revanche, les flashs dont fait mention Helios lui évoquent curieusement le don de voyance dont certains sorciers sont porteurs. Une telle particularité est impossible chez un sans-magie, mais elle a déjà entendu les élèves de l’école parler d’hommes et de femmes, chez les moldus, capables de prédire l’avenir. Peut-être sont-ils sans le savoir les descendants de véritables voyants sorciers. L’idée que le précieux sang des sans-pouvoirs ait pu être contaminé par celui des sorciers la fait sourire. Elle masque sa joie mauvaise quand Helios lui tend du chocolat, et le mange avidement. Jusqu’alors, elle avait ignoré son estomac grondant et sa gorge sèche, trop fière pour accepter quoi que ce soit venant du moldu. Tandis qu’elle grignote la tablette de chocolat, elle regarde défiler la ville au dehors. Elle connaît Londres, tout du moins la partie sorcière de la ville. La partie moldue lui est inconnue, et elle ignore où ils sont. Lorsqu’Helios arrête la voiture, elle ne reconnaît rien. Méfiante, elle n’attend pas qu’il vienne lui ouvrir pour sortir, mais reste sagement à côté du véhicule, patientant pendant qu’il récupère ses affaires dans le coffre. Un sourire aux lèvres, il vient prendre sa main et la tire derrière lui jusqu’à une imposante porte vert anglais. En un instant, ils sont à l’intérieur, à l’abri des regards. Sans se départir de son sourire, le scientifique lui fait signe de le suivre, et elle s’exécute, montant derrière lui un escalier étroit. Au bout d’un long moment, ils se retrouvent devant une nouvelle porte, plus petite, qu’il déverrouille d’un air mystérieux. L’appartement dans lequel ils pénètrent est de loin l’endroit le plus accueillant où elle ait jamais été. Un feu de cheminée diffuse une douce chaleur et une lumière tamisée, ondulante, sur les murs. Des pans entiers de ces derniers sont recouverts de livres, et les ouvrages envahissent le moindre espace. Plusieurs canapés font face à la cheminée, croulants sous les coussins bariolés et les plaids. La jeune fille n’en croit pas ses yeux. Lentement, elle enlève le masque qui lui couvre le visage, et se tourne vers le scientifique. « C’est chez vous, ici ? » En vérité, elle n’a pas besoin d’entendre sa réponse. La jeune fille n’a aucun mal à imaginer un Helios plus jeune, installé devant la cheminée au milieu d’une pile de livres, inconscient du monde qui l’entoure tant il est absorbé par ce qu’il lit. Il appartient à l’endroit, comme elle appartient au manoir des Malfoy.


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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Ven 27 Mai - 19:32



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Helios attend patiemment que Phaedre monte dans le véhicule. Il jette un regard furtif autour d’eux, et réalise qu’ils sont à présents bel et bien seuls. La capitale, elle, semble toujours en état d’alerte. Une alarme lointaine flotte dans l’air, tandis qu’à l’horizon, le spectre des feux allumés quelques heures plus tôt rougeoie encore. Les cendres d’un monde s’évaporent devant leurs yeux. Ils viennent se déposer sur le capot de sa voiture et sur le pare-brise qu’il éponge grossièrement. Subitement des éclairs traversent le ciel et apeurent sa jeune amie. Lui ne dit rien tandis qu’elle se rapproche de lui. Il se contente de l’entrainer à l’intérieur avant de s’asseoir à la place du conducteur. Ils roulent et il s’efforce de se concentrer sur la route, pourtant il ne peut s’empêcher de penser à la tête blonde qui se tient à ses côtés et aux pensées folles qui doivent lui traverser l’esprit. Il ne sait rien d’elle, et pourtant il se sent responsable de son sort. L’annonce de la BBC retentit dans son crâne. Phaedre n’a encore que dix-sept ans. L’idée même qu’une enfant ait assisté au meurtre de ses parents l’indigne. Il sait pourtant que seul contre une assemblée de chasseurs, il aurait lui aussi trouvé la mort. Il est surpris du succès de sa propre tentative d’épargner la dernière survivante des Malfoy qu’il pensait perdue comme le reste de sa famille. Il manipule la boîte à vitesse et un frisson lui parcoure l’échine. La solitude écrasante de la demoiselle renforce en lui ce besoin qu’il a de la protéger. A ses yeux, elle représente bien plus qu’une gamine extirpée des mains d’hystériques de la banlieue de Londres. Il s’efforce d’alléger l’atmosphère, il sait pourtant que la conversation n’est pas son fort. Un silence lourd de signification s’installe entre eux avant que de la musique se fait entendre depuis le poste de radio, de toute évidence pas assez fort pour couvrir la réponse sèche qui s’échappe de ses lèvres. Helios est pourtant intéressé par son discours. Il s’efforce d’alléger l’atomosphère pesante qui s’installe entre eux tout en cherchant à la connaître, elle et son monde, davantage. Le nom Poudlard l’interpelle, cependant il se garde de le commenter. « En Ecosse ? C’est aussi là où j‘ai grandi. La région me manque beaucoup. » Il affiche un sourire confiant et quelque peu patriotique. Ce dernier s’efface à l’écoute des mots murmurées par Phaedre. « Personne ne mérite ce qui t’est arrivé, mais tout cela va prendre fin. Il faut que tu gardes espoir Phaedre, et puis tu n’es pas seule. » Ses derniers mots le laissent quelque peu interdit. Les yeux rivés sur la route pour éviter son regard, il poursuit, cette fois sur un ton des plus sérieux : « Si tu baisses les bras maintenant, ta famille aura été anéantie pour rien. » Il partage son amertume, et aimerait même lui dire ce qu’il a sur le coeur, mais il préfère ne pas s’étendre sur sa personne. Il n’est pas question de lui mais bien d’elle.

Ses traits se durcissent à la mention de la royauté de sa famille. Les Malfoy. Helios ferme les yeux une demi-seconde et revoit ce trône qui l’obsède. Le siège est couvert de diamants, et scintille au crépuscule. Il se force à lui répondre, néanmoins ses paroles ne sont pas naturelles : « Me voilà en présence d’une princesse. » Il lui adresse un sourire vague au moment où le véhicule s’arrête face à un immeuble en briques rouges. Il coupe le moteur et reste immobile pendant plusieurs secondes. Il sait ce qui les attend une fois arrivés à son appartement, et prie pour que son père soit déjà endormi. Il entraine la jeune femme à l’intérieur avec lui. Le feu de cheminée allumé brise son espoir tel un château de sable piétiné. Il se dirige vers Phaedre et retire délicatement son masque. « Tu n’as plus besoin de ça, petite sorcière. »

La pièce est peuplée de livres. Ils s’accumulent dans la demeure telles des briques supplémentaires. Une ombre longe le mur et apparait dans l’entrebâillement de la porte du salon. Il s’agit d’un homme aux cheveux blancs et au visage d’une douceur extrême. Helios se précipite vers lui et lui prend la main. « Mais où étiez-vous, enfin. Cela fait des heures que je vous attends, toi et ta soeur. » Son père a le regard plongé dans le néant, et trahit sa cécité. Helios incite son invitée à s’asseoir tandis qu’il aide son père à faire de même. « Papa, je te présente Phaedre Malfoy. Elle va rester à la maison avec nous quelques temps. » Son géniteur sursaute et porte une main à sa bouche en signe de surprise. Deux minutes passent, puis tout à coup, il tend la main vers elle et tâte délicatement son bras. Helios, qui connait déjà sa réaction, en profite pour s’éclipser. « Je vais chercher de la colle pour ta baguette, mets-toi à l'aise. » Un sourire humble traine sur le visage de l’aveugle. Il ignore les paroles de son fils et s’installe sur son fauteuil avec un calme caractériel. « Je suis désolé pour ce qui est arrivé à ta famille. Sache que tu es la bienvenue ici, Phaedre. J’imagine que mon fils t’a déjà assaillie de questions, mais qu’il a oublié de te faire part de l'essentiel. » Sa voix est teintée du même accent que celle de son fils, néanmoins elle dégage quelque chose de bien plus chaleureux. « À la mort de sa mère, Helios s’est réfugié dans la science. C’est aujourd'hui un astronome extraordinaire. Il ne m’a pas cru lorsque je lui ai annoncé l’existence de la magie. Faire ta rencontre a dû être pour lui un choc. » Il marque une pause avant de dire :  « Tu es une Malfoy, tu as peut-être entendu parler de ma femme, Zelda Rosier. Elle nous a quittés bien avant ta naissance. À l’époque, j’enseignais la littérature moldue à l’Université d’Edimbourg. Zelda rêvait d’échapper à ton monde et à ses codes. » Il baisse la tête en entendant le pas d’Helios qui revient.
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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Dim 29 Mai - 3:02



" i have to burn your kingdom down"
ft. helios

Alors que la conversation prend un tour plus intimiste, la sorcière se surprend à se remémorer des détails de sa vie qu’elle croyait oubliés, enfouis sous les couches successives de souvenirs. Les vastes paysages désertiques de l’Ecosse, ou l’aspect rachitique et effrayant de son professeur de botanique, qui cachait cependant une rare bonté. Elle se souvient du rire communicatif de la directrice de l’école, qui résonnait à chaque discours de rentrée. Le plafond étoilé de la grande salle, les cachots humides et froids, les cours de vol, les festins, le bal de Noël. Tous ces souvenirs lui reviennent à l’esprit, et l’émotion lui serre la gorge. L’accent encore prononcé d’Helios lui fait venir les larmes aux yeux, mais elle ne peut s’empêcher de sourire, sous le masque. « Je m’en doutais. Le garde-chasse de l’école avait le même accent que vous. Lui portait encore le kilt et jouait de la cornemuse tous les soirs au coucher du soleil. On sortait souvent pour aller l’écouter. » Détournant la tête, elle essuie discrètement les larmes sur ses joues. Même cachée sous un masque, elle refuse qu’Helios la voie pleurer. Elle doit être plus forte que ça, pour elle et pour sa famille. Leur discussion continue, et elle accueille d’un haussement d’épaules les paroles de réconfort de l’écossais. Il ne sait rien, il ne comprend rien. Il n’a rien vécu, à côté d’elle. Elle préfère se taire, ne rien dire. Elle n’est pas sûre des mots qui pourraient lui échapper si elle se risquait à lui répondre. En revanche, elle s’étonne des visions du scientifique, et plus encore de son soudain ton guindé. « Vous n’êtes pas obligé de m’appeler Votre Altesse, Phaedre suffira. » Elle essaie de faire preuve d’humour, pour le dérider et lui faire esquisser un sourire, comme il l’a fait avec elle. Mais sa tentative échoue lamentablement et le trajet se termine dans un silence pesant. Lorsqu’ils s’arrêtent devant un immeuble typiquement londonien, elle sort de la voiture et le suit à l’intérieur du bâtiment. Parvenus à son étage, elle pénètre à sa suite dans l’appartement le plus chaleureux qu’elle connaisse. Doucement, Helios l’aide à retirer son masque, qui a un peu collé à la plaie de son crâne. Elle grimace mais ne dit rien. Dans l’encadrement d’une porte, un vieil homme fixe le vide. Aussitôt, le scientifique accourt à ses côtés et saisit sa main.

Aux mots du nouvel arrivant, elle devine qui il est. L’attention que le moldu porte à son père lui pince le cœur. Les lèvres tremblantes, elle détourne la tête, fixe le feu dans la cheminée pour faire passer les larmes qu’elle sent monter. A force de pleurer, elle sent poindre la migraine. Docile, elle s’installe sur l’un des canapés, tandis qu’Helios aide son père à prendre place dans un fauteuil. Il évoque son nom, et elle est aussi surprise que le vieil homme. Celui-ci réagit en effet curieusement lorsque son fils décline son identité. Interdite, elle le laisse tendre le bras vers elle et lui presser la main tendrement. Le scientifique profite de l’occasion pour déserter la pièce, à la recherche de colle. La sorcière ne peut s’empêcher de rire et de soupirer en même temps. Aussi collante soit-elle, la colle ne parviendra jamais à réparer sa baguette. Il lui faudrait la conduire chez Ollivander. Et elle n’est pas sûre que le vieux fabricant de baguettes soit encore en vie. Reportant son attention sur le moldu, elle chasse l’image de la boutique du Chemin de Traverse. Encore une fois, elle sourit lorsque son père évoque Helios et ses questions. « C’est tout à fait le mot, monsieur. Assaillie. » Soudain curieuse, elle se penche un peu plus en avant pour entendre les révélations du vieil homme. Et quelles révélations. La jeune fille reste abasourdie par ce qu’elle entend. Ainsi, son sauveteur serait à moitié sorcier. Et sa mère semble être l’une des amies les plus chères que sa propre mère avait, avant qu’elle ne s’enfuie pour épouser un moldu. Phaedre se souvient qu’on murmurait encore le nom de Zelda d’un ton méprisant, alors qu’elle n’avait que quatre ou cinq ans. L’histoire avait marqué les esprits. « Ma mère a connu votre femme, elles étaient très amies… » Elle est interrompue par le retour d’Helios, et se redresse brusquement. Silencieuse, elle le regarde prendre place sur le canapé à ses côtés. Lorsqu’il lui réclame, elle lui tend sa baguette avec un petit sourire. « Je préfère vous prévenir, la colle ne marchera pas. C’est de son fabricant dont cette baguette a besoin. Au pire, un sortilège, et encore, je ne suis pas sûre que cela fonctionne. Et puis il faudrait une autre baguette pour exécuter ce sort. » Son ton est plus taquin que véritablement moqueur, méprisant. Elle se surprend elle-même à se trouver moins hostile et méfiante à l'égard du scientifique.

Elle le regarde se démener avec les deux morceaux de sa baguette brisée, tout en songeant à la confession de son père. Si son épouse était une sorcière et lui un moldu, cela fait de leurs enfants des sang-mêlés. Cela pourrait expliquer les visions dont il lui parlait alors qu’ils fuyaient. Un reste de magie qui court dans ses veines, et le scientifique devient voyant, capable de prédire l’avenir. Mais la réaction qu’a eue le jeune homme en la voyant pratiquer la magie indique que lui-même en est dépourvu, ou en tout cas n’a jamais appris à s’en servir. Dans ce cas, peut-être est-il cracmol. Elle ne peut s’empêcher de lui lancer un pauvre regard. Lui qui semble si fasciné par la magie n’en fera jamais l’expérience. « Pourquoi ne pas m’avoir dit que votre mère était une sorcière ? » Elle lance sa question sur un ton léger, mais la réponse l’intéresse réellement.


memento mori
QUAND JE MARCHE DANS LA VALLÉE DE L'OMBRE DE LA MORT, JE NE CRAINS AUCUN MAL, CAR TU ES AVEC MOI.
roller coaster
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Helios Yaxley
we follow the regime

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MessageSujet: Re: holy water cannot help you now (phaelios)   Dim 29 Mai - 23:44



" through all of my lives,
i never thought
i'd wait so long for you."
ft. phaelios
Il perçoit le sourire qui s’esquisse sous son masque, et ne peut s’empêcher de laisser échapper un rire léger. L’évocation du garde-chasse de son école le laisse songeur. Les traditions de son pays ne manquent jamais t’attiser la curiosité de ses voisins. Pourtant, il reconnait que rien ne le satisfait plus que le doux son de la cornemuse qui flotte dans l’air chaque fois qu’il traverse Prince street, où il vivait à Edimbourg. Le kilt, en revanche, est une autre paire de manches. Il connait son importance pour la communauté d’Écosse. Lui-même possède un tartan vert et rouge, couleurs du clan McLeód, mais depuis l’accident de son père, il est oublié au fond d’un placard. « Ton garde-chasse me rappelle un oncle. Est-ce que tu sais jouer de la cornemuse ? Si non, je pourrais t’apprendre un air ou deux. » La promesse est formulée de la plus naturelle des façons. Helios sait que sa jeune amie n’a plus rien. Il s’efforce l’encourager à percevoir l’avenir d’un oeil moins obscur. La réponse qu’elle lui donne se charge de le remettre à sa place. Elle doit sûrement penser qu’il n’est qu’un moldu ignorant, et quelque part elle n’a pas tort. Il a beau avoir un doctorat à son âge, il ne sait rien du métal dont elle est faite. S’il en imagine l’ampleur, il ignore aussi la douleur profonde et lancinante qu’elle a ressenti quelques heures auparavant. Il garde le silence jusqu’à ce qu’elle achève sa boutade. Elle fait à son tour preuve d’humour, c’est une petite victoire pour lui fait face à un mur lorsqu’il s’adresse à la princesse. « Comme vous voudrez, Altesse. » Il lui adresse un clin d’oeil en coupant le moteur de son véhicule. « Tu peux me tutoyer, tu sais. Contrairement à toi, je ne suis pas un prince. »

Ils se dirigent enfin vers son immeuble. En quelques minutes, ils sont à l’intérieur. Helios installe son invitée près du feu de cheminée avant d’aider son père à les rejoindre. Il sait que ce dernier a horreur d’être assisté, mais il ne peut s’en empêcher. Son père est, avec sa soeur, tout ce qu’il lui reste. Ce qui est arrivé aux parents de Phaedre lui rappelle la chance qu’il a d’être toujours en la présence d’Ennís. Pour rien au monde il ne changerait son père, tout aveugle qu’il est. La disparition de Zelda a contribué à rendre leur lien indestructible. Il représente tout pour lui qui s’est pourtant longtemps moqué de lui avoir fait part de la magie dont était doté sa mère. Un sujet de conversation qui ne l’intéresse pas, tandis que la honte et le remord lui martèlent l’esprit. Cherchant à se défaire de la situation, il s'efforce de se montrer utile et quitte la pièce. Tandis qu'il part à la recherche d’un pot de colle perdu dans les méandres de sa chambre, une discussion commence entre la sorcière et le vieil homme. « Il ne faut pas lui en vouloir, il a des années de silence à rattraper. Ta venue est l’excuse parfaite pour l’éduquer sur le monde magique et ses coutumes. » dit-il, rieur. Il montre un respect pour la magie dont peu de moldus font preuve. Ennís était fou amoureux de sa femme, et de tout ce qu’elle représentait. Aujourd’hui encore il regrette l’odeur de son rire et cette façon si particuliere dont elle se moquait de ses origines. « J’ai entendu beaucoup de bien de Titania, elle manquera à ce monde. » Lentement, le moldu se lève et se dirige vers la cuisine, qui est plongée dans l’obscurité. « Tu as faim, peut-être ? J’avais préparé du haggis pour Helios et sa soeur. Je vais aussi faire du thé. »

Helios revient avec un tube de colle forte entre les mains, ignorant son père qui semble allumer la plaque de cuisson. « Un fabricant de baguette ? Où est-ce qu’on en trouve ? » Lui-même ignore si ce dit fabriquant serait toujours en vie. Tout à coup, la voix de son père retentit. « Pourquoi est-ce que tu ne donnes pas à ton amie la baguette de ta mère ? Elle ne nous est d’aucune utilité. » Le chercheur baisse les yeux un instant et entraine tout à coup Phaedre jusqu’à sa chambre, un bric-à-brac étoilé. Il l’invite à s’asseoir sur son lit pendant qu’il s’aventure dans son placard. Il est affairé à chercher une boite plus âgée que lui, mais la question de la demoiselle l’arrête soudainement. « J-je… » bredouille-t-il. « Je ne pensais pas que cette vieille histoire intéresse une princesse telle que toi. » Il lui lance un sourire complice. « Je ne me souviens plus d’elle, comme je te l’ai dit tu es la première sorciere que je rencontre. » Il lève les yeux sur une étagère et s’écrie. « Eurêka ! » Il dépose la boîte près de la blonde et l’ouvre délicatement. De vieilles photos moldus s’y trouvent, ainsi qu’un médailon et d’autres bricoles. Tout à coup, Helios brandit ce qu’il a longtemps considéré comme un bout de bois quelconque. « Voilà, elle est à toi à présent. » Ses yeux sont emplis d’une humilité conséquente. Il aurait aimé pouvoir s’en servir, et braver tous les dangers avec une mère qui ne s’apparente qu’à une lointaine chimère.

Il s’apprête à ajouter quelque chose, mais une voix féminine retentit dans le couloir. La porte de sa chambre s’ouvre et laisse paraître ce qui semble à première vue être un loup-garou. « Halloween était grandiose ! » Leda entre dans la pièce et s’arrête brusquement à la vue de Phaedre.
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holy water cannot help you now (phaelios)

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